

Les Enquêtes De Steven Folow
Steven Follow, un homme au charisme magnétique, incarne l'essence même du mystère et de la détermination. En tant que Capitaine de police renommé, il émerge des ombres avec une aura intrigante qui capte immédiatement l'attention de quiconque croise son regard.
Ses cheveux sombres, soigneusement coiffés en arrière, encadrent un visage aux traits anguleux qui semblent avoir été sculptés par les épreuves qu'il a traversées. Ses yeux perçants, d'un bleu profond, reflètent une intensité indomptable, témoignant de son expertise inégalée en matière d'observation et d'analyse.
La stature de Steven est imposante, conférant une présence imposante qui inspire le respect. Son allure impeccablement vêtue d'un costume sur mesure, qui épouse parfaitement sa silhouette athlétique, lui confère une aura de sophistication et d'autorité. Chaque pas qu'il fait est calculé, révélant une confiance inébranlable et une détermination sans faille.
Dans son regard, on peut lire l'histoire de milliers de cas résolus avec succès, chacun d'entre eux ayant contribué à forger son expertise et sa réputation légendaire. Il porte fièrement cette expérience sur ses épaules, ainsi que le fardeau de la vérité qu'il s'est juré de découvrir dans chaque affaire qui lui est confiée.
Droits d'auteur © 2023 Franck Smallt. Tous droits réservés.
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Partie 01
Steven Folow
Depuis le décès de ma femme, je m'enlisais dans le travail jusqu'à des heures tardives. Les insomnies me torturaient, mais je devais rester fort pour ma fille de 16 ans, Sarah. C'était une période difficile pour nous deux, et je me sentais totalement désemparé.
Je me trouvais sur une affaire de meurtre sordide, celui d'une prostituée découpée en deux sur les bords du canal. David, notre expert médico-légal, a pu évaluer l'état de décomposition de la victime et estimer le moment du décès. Le tueur avait clairement fait preuve d'une violence extrême. Gary étant absent ce jour-là, c'était à moi et au reste de mon équipe de prendre en charge l'enquête. Nous avons rapidement réalisé que le meurtre n'avait pas été commis sur les lieux où nous avions retrouvé le corps. Il y avait peu de sang, ce qui suggérait qu'il ne s'agissait pas de la scène de crime principale. Nous avons minutieusement fouillé la zone et collecté des indices, soigneusement scellés pour les analyses ultérieures. À côté du corps, nous avons découvert un sac à main contenant encore une importante somme d'argent, éliminant ainsi le vol comme mobile. Sa carte d'identité nous a révélé qu'elle se nommait Susan BRODY, une jeune femme de 21 ans. Nous avons prélevé ses empreintes et confirmé son identité. David est venu chercher le corps pour procéder à l'autopsie. Après notre discussion, il m'a informé qu'elle était décédée environ trois jours auparavant et qu'elle avait été poignardée à deux reprises avant d'être mutilée post-mortem à l'aide d'une tronçonneuse. Une fois de plus, nous avions affaire à un véritable psychopathe. La victime avait été violée, mais le tueur avait utilisé un préservatif, nous privant ainsi de l'ADN potentiel. Nous nous sommes rendus chez elle pour examiner les lieux. Dès notre arrivée, nous avons été confrontés à une scène macabre. Le sol, les murs et le plafond étaient imprégnés de sang. Nous avons également trouvé la fameuse tronçonneuse, couverte de sang, posée sur la table du salon. Nous avons procédé au relevé des empreintes, mais à part celles de la victime, nous n'avons trouvé aucune trace du tueur. Il devait certainement porter des gants. Bien que nous étions sur la scène de crime principale, nous n'avions rien de concret à se mettre sous la dent... Nous avons récolté une fois de plus les indices pour les mettre sous scellés, puis nous avons fouillé l'appartement de la jeune femme à la recherche d'indices supplémentaires. Mais une fois de plus, rien ne nous a permis d'identifier le tueur de manière concluante. Sous son lit, nous avons découvert une arme enregistrée à son nom, et dans la salle de bain, dissimulées sous la baignoire, des liasses de billets. Tout indiquait que la prostitution n'était pas son unique source de revenus. Peut-être qu'un rival l'avait éliminée pour prendre sa place ? Quoi qu'il en soit, le tueur avait été extrêmement méticuleux, ne laissant aucune piste exploitable pour le coincer.
C'était désormais la deuxième prostituée retrouvée morte, et nous étions toujours confrontés à un manque d'indices tangibles pour identifier le meurtrier. La situation devenait de plus en plus inquiétante, et nous nous enfoncions dans une impasse. J'ai pris contact avec certaines sources, qui m'ont confirmé que ces femmes ne travaillaient pas pour un mac, qu'elles étaient indépendantes. Selon mes informateurs, la deuxième victime était également impliquée dans le trafic de drogue en plus de la prostitution, ce que nous avions déjà découvert dans sa chambre. Le lendemain, Gary était de retour au poste et je l'ai vu discuter vivement avec un homme en noir à l'extérieur. Je me suis approché d'eux et ai demandé à Gary si tout allait bien. Il m'a répondu par l'affirmative, et l'homme en noir est parti de son côté tandis que Gary et moi sommes rentrés au poste. Je pouvais sentir qu'il me cachait quelque chose, mais je ne savais pas quoi. Malheureusement, faute d'indices nous permettant d'identifier qui que ce soit, l'affaire a été classée sans suite. Nous étions désormais confrontés à deux affaires de prostitution non élucidées. Et puis, il y avait Gary, qui se comportait étrangement. Mais sans preuve, nous ne pouvions rien faire de plus. À la fin de notre service, il m'a proposé de venir chez lui boire un verre, une proposition que j'ai accepté avec grand plaisir. J'avais besoin de me changer les idées. Nous avons bu jusqu'à plus soif, et je me suis retrouvé complètement ivre. C'est à ce moment-là que je l'ai regardé droit dans les yeux et lui ai dit : "Gary, je sais que tu me caches quelque chose !". Il m'a fixé intensément et m'a répondu d'une voix calme : "Steven, il est tard, tu es bien ivre ce soir. Va te coucher. J'ai une chambre d'amis à l'étage." Je commençais à me demander si ma paranoïa n'avait pas pris le dessus...
Partie 02
Histoire De Famille..
Après une nuit troublante passée chez Gary, une inquiétante aura d'oppression m'enveloppait. Je ne pouvais mettre le doigt dessus, mais je ressentais que quelque chose de sinistre se tramait. Perdu dans les ténèbres de mon chagrin,

Ma femme décédée à peine un mois auparavant, je n'étais plus moi-même. Toutefois, je devais me plonger corps et âme dans mon travail pour tenter d'échapper à mes pensées sombres. Une affaire colossale se présentait à nous, une prostituée assassinée sans la moindre piste pour attraper le tueur. Nous étions aux prises avec un tueur en série qui se jouait de nous avec une intelligence déconcertante.
Mais voilà qu'une nouvelle affaire surgit : la disparition d'un enfant de six ans, Brian, depuis un jour entier. Les parents, plongés dans une détresse incommensurable, étaient au bord de la folie. Nous mobilisâmes tous les moyens pour retrouver le petit Brian, redoutant de le découvrir sans vie, ou pire encore. Les forêts furent fouillées, ainsi que tous les endroits susceptibles de le cacher, mais en vain. Malgré l'appui de l'unité canine, aucune piste ne se dessinait. La dernière fois qu'on l'avait vu, c'était devant l'école, un vendredi après-midi, après les cours.
Alors que les recherches piétinaient, nous reçûmes l'horrible nouvelle : le corps d'un enfant flottant dans le canal avait été découvert. Nous nous précipitâmes sur les lieux pour vérifier s'il s'agissait bien de Brian. Malheureusement, l'identification ne laissait aucun doute, les parents en furent catégoriques.
L'enfant avait une contusion sur le crâne, et David, le légiste, l'emmena à la morgue pour pratiquer l'autopsie. Les parents, effondrés par la perte de leur enfant, devaient maintenant faire face à une enquête pour meurtre. Je me rendis à la morgue afin de recueillir des informations sur les circonstances de sa mort. C'est là que je vis le père de l'enfant, hors de lui, en train de s'en prendre violemment à David, clamant qu'il ne permettrait pas d'autopsie. Je m'approchai et tentai de le raisonner, lui expliquant que nous n'avions pas le choix, que seule une autopsie pourrait nous éclairer sur les événements tragiques. Le père restait fermement opposé, mais la mère, quant à elle, souhaitait que nous procédions à l'examen. Finalement, avec son consentement, l'autopsie fut réalisée.
David m'expliqua que d'après la température hépatique, l'enfant était décédé depuis environ une journée. Des ecchymoses constatées sur sa tête laissaient supposer une chute, mais il était mort par noyade. Des indices, même si tout pointait vers un terrible accident, nous poussaient à enquêter dans une autre direction. Des traces de cordes étaient présentes, et le comportement étrange du père nous conduisait à approfondir cette piste. Les analyses révélèrent des fibres beige retrouvées sur le corps de l'enfant, correspondant à celles d'un tapis de voiture.
Nous collectâmes des indices sur le corps du garçon, bien que l'eau du canal ait effacé la plupart des éléments. Heureusement, nos techniciens chevronnés travaillaient sans relâche. Je décidai de confronter les fibres retrouvées avec celles présentes dans le tapis de la voiture du père. Étrangement, elles étaient identiques. Obtenant l'autorisation d'une fouille plus approfondie, nous découvrîmes du sang soigneusement nettoyé dans le coffre. Les analyses d'ADN confirmèrent qu'il s'agissait du sang de l'enfant.
Nous procédâmes à l'interpellation du père pour l'interroger et obtenir sa version des faits. Finalement, il craqua et avoua que, pris de rage lorsque son fils avait cassé un objet à la maison, il l'avait giflé. Malheureusement, l'enfant avait perdu l'équilibre et heurté violemment le mur. Ne le voyant pas se relever, pris de panique et craignant d'être accusé de meurtre, il décida de jeter le corps dans le canal. Comment pouvait-on infliger une telle cruauté à son propre enfant ? C'était atroce !
Nous lui apprîmes que son fils était encore en vie au moment de la chute et qu'il était mort noyé par sa propre faute.....

Partie 03
Et De Cinq..
La nuit était sombre et lourde de mystère lorsque mon téléphone retentit, brisant le silence oppressant qui régnait dans mon appartement. Près de 23 heures, un appel urgent du central.
Une jeune femme avait été sauvagement assassinée à proximité de l'aéroport. Je tentai de contacter Gary, mon partenaire, mais en vain. Il était en repos, mais quelque chose me disait que cette affaire le concernait. Je me hâtai vers le lieu du crime pour établir un périmètre. Un joggeur avait découvert le corps, vêtu d'une tenue de soirée, criblé de multiples coups de couteau, comme les précédentes victimes. Ses papiers d'identité révélaient qu'elle s'appelait Marta LOW, une jeune femme de 20 ans. Je prélevai les empreintes et les indices, les mettant sous scellés. David, notre médecin légiste, arriva peu après, prit sa température hépatique et confirma le décès remontant à seulement trois heures. Il emmena la dépouille à la morgue. De retour au poste, je me renseignai sur Marta. Nos services la connaissaient pour ses activités de prostitution et sa consommation de drogue. Cinq prostituées avaient déjà perdu la vie, victimes du "Tueur du Péché". Notre service était déterminé à le capturer, mais il nous narguait, toujours un pas en avant. Notre frustration grandissait. Parmi les indices découverts sur la scène de crime, un sac à main contenait un portefeuille avec de l'argent liquide et une petite quantité de drogue. Comme d'habitude, le tueur ne s'intéressait pas à l'argent, il mutilait ses victimes pour les punir de leur prostitution.
Ce prédateur était un véritable psychopathe, ne laissant aucune trace de son passage, seulement des corps baignant dans une mare de sang. Je me dirigeai vers David pour connaître les résultats de l'autopsie. Il m'informa que Marta avait été poignardée une vingtaine de fois, perforant ses organes et causant sa mort. Elle avait été violée, mais encore une fois, le tueur avait utilisé un préservatif. Il était tard, l'aube pointait déjà. Je rentrai chez moi, espérant me reposer un peu avant de reprendre l'enquête. À 7 heures, je me trouvais au poste, prêt à poursuivre mes investigations. Gary était là et me confia avoir appris le décès de la jeune femme durant la nuit. Il avait passé une nuit agitée, incapable de fermer les yeux. Cependant, je m'interrogeai sur le fait qu'il n'ait pas répondu à mes appels. Lorsque je lui posai la question, il expliqua avoir égaré son téléphone, qui était réglé en mode vibreur. Étrange, connaissant sa manie de tout contrôler et ranger soigneusement. Un détail insignifiant, me dis-je, maintenant qu'il était là, il pouvait enfin m'aider à percer les mystères entourant cette scène de crime, tandis que je m'attaquais à la montagne de dossiers s'accumulant sur mon bureau.
Seul dans mon bureau, je replongeai dans les dossiers, prenant des notes, examinant les photos des victimes. Une autre similitude frappa mon esprit : elles étaient toutes brunes et âgées entre 18 et 30 ans environ. Notre tueur n'avait pas de profil précis en tête, il chassait dans la nuit, toujours un coup d'avance sur nous. Gary revint de la scène de crime, mais il n'avait rien de plus à ajouter à mes découvertes. Du sang avait été prélevé pour analyse, mais il s'agissait probablement de celui de la victime. Nous gardions un mince espoir qu'il se soit blessé et ait laissé une trace de son passage, mais mes espoirs étaient faibles à ce stade...
Aucune empreinte autre que celles de la victime ne se trouvait sur les lieux des crimes. Aucun autre ADN n'était présent. Cinq filles en deux ou trois mois, un bilan macabre qui nous laissait impuissants. Le dossier fut finalement classé faute de preuves et d'indices tangibles. Il était presque 22 heures lorsque Gary fit irruption dans mon bureau avec une bouteille de whisky à la main, déclarant : "Buvons un coup, Steven." Je ne buvais pas pour célébrer quoi que ce soit, mais plutôt pour tenter d'oublier l'échec cuisant de cette affaire. J'étais épuisé et las. Je partageai quelques verres avec Gary avant de lui demander de partir, désirant me reposer. Étendu sur mon canapé, la bouteille de whisky à portée de main...
Partie 04

M.BENZO
Le poids de la perte de ma femme me hantait depuis deux longs mois, et son absence était une douleur insoutenable à surmonter. Je jonglais entre ma vie de père et mon rôle de capitaine de police du mieux que je le pouvais, même si cela signifiait parfois ne pas rentrer chez moi.
Heureusement, ma mère était là pour me soutenir. J'avais pris quelques jours de repos en avril pour me reposer, mais le besoin de travailler était plus fort que tout. Mon travail était mon identité.
Il était midi lorsque le central nous appela pour signaler un décès dans un appartement, au 16 rue Lombard, appartement 22. Je pris Gary avec moi et nous nous rendîmes sur les lieux. Nous découvrîmes le corps d'un homme d'une quarantaine d'années, mort d'une balle dans la tête. Un voisin avait été alerté par une étrange odeur, mais vu l'état de décomposition, la victime était là depuis un certain temps déjà. Peu après, David arriva et confirma qu'il était décédé depuis au moins une semaine. Nous devions transporter le corps à la morgue pour l'autopsie. La scène du crime était macabre, avec du sang sur les murs et le parquet. Tout indiquait un règlement de comptes, et une arme avec la crosse soigneusement entourée de ruban adhésif semblait suggérer un crime orchestré par la mafia ou un gang. Nous prélevâmes des indices sur la victime et les placèrent sous scellés. Nous relevâmes également les empreintes dans l'appartement, mais aucune trace du tueur ne fut trouvée.
Nous passâmes ensuite au peigne fin l'appartement, cherchant le moindre indice. Finalement, nous découvrîmes une clé USB dissimulée dans un paquet de céréales. La clé était cryptée, nous l'envoyâmes donc au laboratoire pour la faire décrypter par nos techniciens. Une fois déverrouillée, nous eûmes accès à son contenu, qui révélait plusieurs noms et prénoms associés à des sommes d'argent. Soudain, un nom attira mon attention : M. BENZO. Cela nous ramenait à l'affaire du "B50" et à Miko BENZO, leur tueur à gages. Pour la première fois, nous avions un numéro de téléphone. Nous lançâmes une descente chez les membres du "B50" et procédâmes à l'arrestation du bras droit pour possession de drogue et d'armes de guerre. Au début, il refusa de coopérer, mais après 48 heures d'interrogatoire, il accepta de parler. Il demanda l'immunité en échange d'informations sur le meurtre de MARCH, une offre que nous acceptâmes. C'est alors qu'il commença à parler. Il nous révéla que John travaillait pour eux, mais qu'il avait tenté de les doubler lors d'une transaction. BENZO l'avait éliminé d'une balle dans la tête. Nous avions un dossier solide sur BENZO, mais il restait introuvable.
Nous décidâmes alors de lui tendre un piège en utilisant son téléphone. Nous lui envoyâmes un message pour le convaincre de nous rejoindre dans un hangar abandonné, sous prétexte de lui confier un nouveau contrat. Le plan était simple : positionner des équipes pour l'appréhender dès son arrivée. Même si nous ne l'attrapions pas pour le meurtre de MARCH, nous avions suffisamment de preuves pour le faire condamner à une longue peine de prison. L'opération "Condor" fut lancée pour le capturer, avec l'appui des stup et de l'unité anti-gang. Nous voulions tous le voir derrière les barreaux.
Nous fixâmes le rendez-vous avec BENZO à 23 heures, dans un vieux hangar abandonné, comme convenu. Nous attendîmes anxieusement son arrivée, lorsque soudain, il fit son apparition. Nous avions un agent en couverture pour le faire parler avant de l'appréhender comme il se devait. Il entra dans le hangar et demanda : "Où est Antonio ?" Je répliquai : "C'est moi qui le remplace pour l'instant. Il m'a envoyé à sa place pour te parler d'un autre contrat." Miko sortit son arme, affirmant que jamais Antonio ne aurait envoyé quelqu'un à sa place. C'est à ce moment-là que le piège se referma sur lui, et que le bâtiment fut cerné par nos forces. Je m'avançai dans le hangar pour l'appréhender et lui passer les menottes. Miko ouvrit le feu et les tirs fusèrent dans tous les sens. Son corps fut criblé de balles. Ce n'était pas la façon dont nous souhaitions que cela se termine, mais nous l'avions eu. L'affaire était classée. Bien entendu, la rumeur selon laquelle Antonio avait collaboré avec les flics se répandit rapidement, jusqu'aux oreilles de son boss, qui l'élimina. Nous n'avions pas de preuves de la mort d'Antonio, mais nous savions parfaitement que dans son milieu, les informateurs n'étaient pas les bienvenus. Après près de 15 ans de cavale, nous avions enfin mis la main sur Miko !
Une fois au poste, nous célébrâmes cette victoire comme il se devait. Bien que nous n'ayons pas démantelé tout un réseau, nous avions réussi à attraper un fantôme qui jouait avec nous depuis 15 ans...
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Partie 05
Piqûre
Assis chez moi, je savourais mon café matinal tout en parcourant les pages du journal. Soudain, l'appel du central interrompit ce moment paisible. Une découverte macabre avait été faite : le corps d'un jeune homme gisait sans vie dans une ruelle derrière un bar.
Sans perdre de temps, nous nous rendîmes sur les lieux pour sécuriser la scène du crime et commencer à collecter les indices. David, arriva peu après et effectua un examen préliminaire. Il nous informa que la victime était décédée depuis environ cinq heures. Ses lèvres étaient bleuâtres, ses yeux injectés de sang. Avec un regard grave, David nous révéla qu'il avait été empoisonné au cyanure, probablement via une seringue. Il prit le corps pour des analyses plus approfondies à la morgue.
Nous fouillâmes les environs et découvrîmes une seringue dans l'une des poubelles. Nous la plaçâmes sous scellés, ainsi que d'autres objets retrouvés près du cadavre. Il n'avait pas de portefeuille sur lui, et bien que nous ayons relevé quelques empreintes, aucunes ne correspondaient à son identité. Nous étions confrontés à un parfait inconnu, absent de nos bases de données. Nous décidâmes de consulter David pour obtenir plus d'informations sur le défunt.
À notre arrivée à la morgue, David nous révéla qu'il avait été victime d'un empoisonnement au cyanure par injection. Une marque de piqûre au niveau de son torse en attestait. Grâce aux numéros des broches découvertes dans sa jambe, nous identifiâmes le défunt comme étant Paul SHEMAN, âgé de 38 ans. Il nous restait à découvrir qui l'avait tué et pourquoi. Paul travaillait dans le secteur financier, mais son patron l'avait récemment licencié pour des affaires louches. Sa famille évoquait des problèmes financiers, liés à une addiction aux jeux et à de nombreuses dettes. Peut-être que l'un de ses créanciers avait décidé de mettre un terme à l'attente et de l'éliminer. C'était une piste plausible. Gary souleva l'hypothèse que la seringue retrouvée dans la poubelle était liée au meurtre. Les analyses confirmaient la présence de cyanure à l'intérieur de la seringue, et nous avions même réussi à relever des empreintes. Elles appartenaient à un certain Blaise MOKA, un criminel bien connu pour divers délits tels que la possession de stupéfiants et des braquages. Nous lançâmes immédiatement un mandat d'arrêt à notre service et à ceux des autres postes de police pour appréhender Blaise avant qu'il ne disparaisse de notre radar.
Toute notre équipe était mobilisée sur cette affaire. Nous ne pouvions pas laisser Blaise nous échapper. Et finalement, nos efforts furent récompensés. Nous le localisâmes dans un comté voisin, dans une planque. Nous étions plus d'une vingtaine à l'encercler. Son temps était compté, il devait se rendre avant d'être abattu. Cependant, il hurlait qu'il préférait mourir plutôt que de retourner en prison. Nous lui parlâmes pendant de longues minutes, tentant de le convaincre de se rendre. Mais il refusa obstinément. Il commença à tirer sur nous, ne nous laissant d'autre choix que de riposter. Les balles fusèrent, perforant les murs de l'appartement, mais Blaise était toujours en vie. Soudain, il surgit par la fenêtre, tenant une arme dans chaque main, prêt à tirer. C'est à ce moment-là que je lui lançai un ultimatum, lui ordonnant de se rendre. Pour la quatrième fois, il refusa et pointa ses armes dans notre direction. Sans attendre qu'il ne tire, je décochai un coup fatal, une balle en plein dans sa tête. Il s'effondra, mort sur le sol. C'était dommage, une vie de plus gâchée. Ce qui rendait cette affaire encore plus frustrante, c'est que nous ne connaissions toujours pas le mobile du meurtre. Était-ce pour de l'argent ? Une affaire douteuse ? Nous n'avions pas de réponses, et malheureusement, il est peu probable que nous en obtenions jamais. C'est le destin des criminels, tuer ou être tué. Pourtant, je ne suis pas adepte de cette philosophie. La mort peut frapper à tout moment, et je le savais bien. L'enquête était close, le dossier classé. Encore une journée désastreuse...
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